La confiance, une arme contre la violence

1. S’entraîner à être sûr de soi
Les bagarreurs choisissent souvent d’embêter ceux qui n’ont pas l’air sûrs d’eux. Cela peut se voir dans ta façon de marcher, par exemple si tu regardes par terre ou si tu te tiens voûté.
Par contre, tu auras l’air sûr de toi si tu te tiens bien droit, que tu regardes en face de toi et que tu es attentif à ce qui t’entoure.
A la maison, entraîne-toi devant tes parents ou devant le miroir à montrer que tu es sûr de toi.
2. Un petit geste pour refuser les mots méchants
On perd souvent confiance en soi quand on nous dit des phrases comme «tu es nul» ou «je ne t’aime pas».
Choisis un petit geste à faire pour les refuser. Ça peut être de bouger ton pied comme si tu écrasais les mots méchants, ou former avec tes mains une petite poubelle pour y mettre les insultes. Ce petit geste te fera penser à autre chose et montrera au bagarreur que ses mots n’ont pas d’effet sur toi.
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3. Rendre le bien pour le mal
Inutile de répondre à la méchanceté par la méchanceté. Par contre, tu peux répondre: «Ca, c’est ton avis» si le bagarreur te dit que tu es nul ou bien: «C’est dommage, moi je t’aime bien» s’il dit qu’il ne t’aime pas. Cela lui fera réaliser ce qu’il a dit.
Surtout, ne crie pas «arrrrrrrrrête» car cela donne envie à l’autre de continuer. Dès que possible, raconte à tes parents ou à la maîtresse/au maître les choses blessantes qu’on t’a dites: ça te fera du bien. Tu peux aussi les dessiner puis déchirer la feuille. Entraîne-toi à bien réagir en demandant à tes parents de jouer le rôle du bagarreur.
4. Chercher de l’aide
Quelqu’un te frappe? Regarde-le avec un regard déterminé, qui montre que tu n’es pas d’accord et que tu vas te défendre.
Si tu te sens en danger, cours chercher de l’aide. Avec tes parents, tu peux réfléchir à l’avance aux «refuges» que tu peux trouver sur le chemin de l’école ou d’une autre activité. Ça peut être dans un petit magasin, chez un copain qui habite cette rue, chez ton coiffeur, etc.
Sandrine Roulet
